J’ai vu

Ces immeubles au ventre gros
Qui se poussent du coude
Dans le centre des vieux villages,
Qui veulent en découdre
Ou qui prennent un air sage
Dans le matin tôt.

 

 

Ces immeubles étroits d’une fenêtre
Qui se serrent pour se réchauffer
Tendent le cou face à la montagne
Et rivalisent à s’en décoiffer,
Pour être de ceux qui gagnent
A l’image des grands hêtres.

 

 

Ces immeubles aux couleurs chaudes
Ornés de leurs noires ferrures
Qui forment l’étroitesse des rues
Et l’ombre bienvenue,
Ils soignent leur allure…
Dans le noir, ils ravaudent.

 

Christine Fayolle