Mon (N)ombre
Témoin virtuel
Du seul réel
De ma présence,
Elle plonge
Partage
Et prolonge
Mes soliloques…
Sombre phage
De mes espérances.
Elle qui se disloque
Dans les hachures
Lumineuses,
Elle si nette et pure
Dans l’opposition
Franche,
Ses disparitions
Silencieuses
Et blanches
M’intriguent.
Elle, tueuse
En duels
Bidimensionnels,
Elle me brigue
Et s’éteint
Sous un nuage,
Elle m’étreint
Pendant l’orage
Et se débat
A l’intérieur
Du corps…
Pauvre décor
En trépas
De toile extérieure.
Ne crains rien.
Ah, tu reviens,
Petit fuyard
Des coins sombres,
Sans un regard
Pour mes décombres.
Oh c’n’est rien,
Je n’te perds jamais
Je suis ton maître
Après le soleil…
Toi, parfois traitre,
Petit clone en sommeil,
Qui grandit sans arrêt
Du zénith au crépuscule,
Belle majuscule
De la lettre
Que je suis.
Tu t’étires
Vers l’avant
Vers l’arrière
Vers l’horizon
Et puis
Sans façon
Tu m’étires
Sur la terre
Te moquant
Des reliefs
Et des creux.
Voici un fief
Pour deux.
Christine Fayolle