Cuisine
J’ai empilé les crises
Comme des bols
Dans un placard
À la poussière
Je suis restée assise
Sur le sol,
Dans les bagarres
Et les gouts de pierre
Attendre que le froid
S’empare du cœur
Et anesthésie
Une profonde surface
Sentir l’air à l’étroit
Prendre peur,
Et sa frénésie
Chercher l’espace
Puis libérer les pensées
Dans les confins de soi
Comme enivré
Des essentiels
Les sentir condensés
En ce que l’on croit
Et juste délivrer
Un regard vers le ciel
Tisser avec le monde
De nouvelles secondes
Christine Fayolle